
Reprendre sa vie en main après 50 ans : la question suscite de nombreux débats depuis quelques années, surtout chez les femmes qui vivent beaucoup de changements sociétaux et physiologiques à cet âge. J’ai 53 ans aujourd’hui et je fais partie des ces personnes qui ont ré-inventé leur vie à 50 ans. Et plus précisément à partir de 47 ans (le COVID a été un tournant dans l’amorce de mon changement de vie.)
Pour moi, changer de vie à 50 ans, ça a été une série d’évènements. Certains voulus, d’autres pas forcément… Mais à l’arrivée, beaucoup de remises en question et un horizon plus clair et lumineux que celui que j’avais au moment d’amorcer ces changements. Alors dans cet article je vous partage mes réflexions et 7 conseils issus de ma propre aventure de 50+ :
Pourquoi reprendre sa vie en main après 50 ans ?
50 ans est un chiffre symbolique.
Quand j’ai eu 40 ans, je n’ai pas eu d’électrochoc.
Mais à 50 ans, je me suis dit “ah là, c’est sûr, ma 2ème partie de vie ne sera pas plus longue que la 1ère (parce que bêtement je me dis que je n’aurai pas plus de 100 ans, mais en fait qui sait ?) C’est une des premières raisons pour lesquelles 50 ans est un âge stratégique pour se relancer ou changer de vie.
Psychologiquement on se dit que s’il y a un moment où on doit se lancer, c’est maintenant ! Ajouté à cela, 50 ans est une vraie transition de vie pour une femme :
– les enfants ont quitté le nid ;
– les responsabilités familiales ont changé ;
– parfois la relation amoureuse, mariage ou vie commune, prend fin, chacun.e dans sa direction ;
– le boulot bien payé qui ne vous intéressait plus depuis plusieurs années n’est plus indispensable sur le plan matériel et vous pouvez envisager autre chose ;
– et physiquement, la pré-ménopause ou la ménopause ont commencé à vous impacter : douleurs dans les articulations, sommeil perturbé, prise de poids…
Les périodes de transition sont challengeantes car il n’est jamais simple d’affronter le changement (et le cerveau n’aime pas ça.) Mais puisque de toutes façons, tous ces (micro)changements s’invitent dans votre vie, c’est justement le moment où jamais de les embrasser pour enfin reprendre votre vie en mains.
Est-ce vraiment possible de reprendre sa vie en main après 50 ans ?
Oui, oui, oui et mille fois oui! Ce n’est pas parce qu’on a 50 ans que notre vie est gravée dans le marbre. Bien au contraire, comme expliqué plus haut, c’est une période durant laquelle les changements s’invitent “naturellement” dans nos vies. Alors faire les premiers ajustements comme abandonner une activité qui ne nous convient plus ou arrêter de dire “oui” à tout le monde, c’est déjà commencer à reprendre sa vie en mains.
Changer de vie après 50 ans, ce n’est pas effacer les 30 années de votre vie d’adulte pour recommencer à zéro. Chaque année, chaque mois et chaque journée vécus ont fait de vous qui vous êtes. Ces moments ont généré des expériences, des émotions, des pensées qui font ce que vous êtes aujourd’hui.
Vous allez donc pouvoir repartir de tout ça et identifier
- ce que vous souhaitez garder,
- ce dont vous ne voulez plus,
- et ce que vous souhaitez mettre en place.
Et pour ça je vous propose 7 conseils + 1 bonus en conclusion que je retiens de mon expérience personnelle (et que j’essaie de continuer à appliquer autant que possible 😉)
7 conseils pour reprendre sa vie en main après 50 ans
Je ne vous propose pas des conseils de coaching ou de développement personnel théoriques. Je vous partage ce que j’ai expérimenté pour moi dans les changements que j’ai vécus ces dernières années. Avec en bonus des partages d’émotions et de ressentis “audio” pour que ça résonne encore mieux en vous.
1. Faire un vrai point sur sa vie actuelle.
Comprendre ce qu’on ressent vraiment avant de décider de changer de vie.
Vous n’avez pas besoin de faire de coûteux bilans de compétence ou d’être accompagné.e pas un.e coach.e de vie pour savoir où vous en êtes aujourd’hui. Ce sera peut-être pour plus tard mais à ce stade, c’est trop tôt.
Vous voyez beaucoup de femmes changer autour de vous à 50 ans et vous vous dîtes peut-être que vous aussi vous devez absolument changer ? Mais peut-être êtes-vous parfaitement bien dans votre vie sans rien à changer.
Pour faire ce point et savoir si vous avez vraiment envie/besoin de reprendre votre vie en main, faîtes l’exercice suivant :
– achetez-vous un cahier dédié (le pouvoir introspectif de l’écriture manuelle n’a rien à voir avec le fait de prendre quelques notes sur votre téléphone…)
– pendant une semaine, notez le matin et le soir comment vous vous sentez :
avez-vous bien dormi ?
êtes-vous heureuse de “sauter” dans votre journée ?
vous réjouissez vous de retrouver vos collègues ?
de travailler sur votre dossier en cours ?
le soit venu, êtes vous heureuse de rentrer chez vous ? satisfaite de votre journée ? Impatiente de retrouver votre partenaire ? Vos amis au restaurant ? Vous même pour une soirée télé devant Netflix, Virgin River et un plateau repas ?
Ces questions sont simples mais elles vous permettront d’évaluer, simplement et en toute honnêteté avec vous-même, comment vous vous sentez aujourd’hui.
Tout le monde n’a pas besoin de reprendre sa vie en main après 50 ans.
Si vous faîtes l’exercice sérieusement pendant une semaine, ça vous permettra de savoir où vous en êtes avec vous-même. A la fin de cette période, bloquez-vous au moins 2 heures en tête à tête vous-même. Sortez de chez vous pour pouvoir vous mettre dans votre bulle sans être dérangée par vos enfants ou votre partenaire. Choisissez un café ou tout autre lieu où vous vous sentez bien et posez vous pour relire tout ça.
Notez ce que ça vous inspire. Ce que vous ressentez. Si vous avez noté des émotions positives, relisez les et savourez les. C’est peut-être que vous êtes à votre place et qu’actuellement, vous n’avez pas besoin de reprendre votre vie en main.
Et si je me rends compte que quelque chose ne va plus ?
Si vous avez relevé des émotions négatives, des situations qui ne vous conviennent pas, restez dessus et creusez.
Pourquoi j’ai écrit ça ?
Si je creuse un peu, qu’est-ce que ça veut dire ?
Que faudrait-il que je vive pour ne plus ressentir ça ?
Si vous avez noté que la journée a été une course sans fin, essayez de compléter la phrase “si j’avais le temps, je ferais…”
Si vous avez constaté que chaque jour, vous “subissez” vos dossiers et vos journées semblent interminables, demandez vous : qu’est-ce que j’aimerais changer si “tout était possible” ?
Et surtout, posez vos peurs et vos craintes sur le papier : peur d’être trop vieille ? peur de ne pas être capable ? peur de manquer d’argent ? peur de ce que les autres vont penser ? Votre partenaire ? Vos enfants ?
Le but n’est pas de construire la liste au père Noël de vos envies. Cela risque de vous faire dire : “c’est impossible donc je laisse tomber.”
C’est de comprendre si vous faîtes partie des personnes qui ont besoin de reprendre leur vie en main après 50 ans. Parce qu’il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse. Il y a celle qui reflète l’état dans lequel vous vous sentez actuellement.
Personnellement j’aurais adoré avoir ce conseil car le jour où j’ai vécu ce changement parce que j’ai fait tout l’inverse. Je vous en parle ici :
2. Re-définissez ce que signifie la réussite pour vous.
Pas ce que la société vous dit de dire.
Pas ce que vos amies vous racontent.
Pas ce que votre partenaire ou vos enfants vous disent.
Pour vous, c’est quoi la réussite ?
Quand on rentre dans la vie active, on a souvent une vision de la réussite qui n’est pas vraiment la nôtre. Elle vient de notre éducation, nos croyances et/ou notre entourage et nous “construit” dans notre vie de “jeune adulte”.
Ces croyances peuvent être :
– une grande famille,
– un job dans une grande entreprise,
– un bon salaire,
– une maison familiale avec un chien, une piscine…
– une résidence secondaire pour se ressourcer,
– des vacances au soleil en plein hiver.
On fait de ces critères matériels des marqueurs de réussite sans trop se demander s’ils nous rendent heureuses.
A 50 ans, c’est différent car dans la plupart des cas, la vie ne nous a pas épargnées : licenciements, reconversions “forcées”, divorce, séparation, départ des enfants du domicile, amitiés qui se défont… On a compris que la réussite théorique qu’on imaginait à 20 ans n’est finalement pas aussi évidente. Et surtout, qu’elle ne correspond pas forcément à ce qui nous rend heureuses.
Décider de changer de vie à 50 ans, ça suppose de prendre le temps de re-définir votre vision de la réussite sur la base de ce que vous avez écrit sur votre carnet. Parce que normalement, la réussite nous génère du bonheur. Et là où vous avez identifié des émotions positives, vous avez certainement des indices sur ce que signifie aujourd’hui la réussite pour vous.
Pour moi, c’est le tournant du COVID et la perte de tous les marqueurs de la réussite telle que je l’imaginais qui m’ont amenée à re-voir complètement ma vision. Je vous en parle ici :
3. Accepter que tout ne vous correspond plus.
Votre travail sur vos ressentis actuels et votre vision de la réussite ont montré que certaines choses ne vous conviennent plus ? N’ayez pas peur de passer à autre chose.
Très souvent, on rechigne à renoncer à ce qui nous a construit jusque là :
– une expertise développée pendant de longues années qui ne nous fait plus vibrer ;
– un job rémunérateur, satisfaisant matériellement, mais qui ne nous donne plus envie de nous lever le matin ;
– une relation amoureuse ou amicale dans laquelle on reste par confort mais où on ne s’épanouit plus.
Les raisons ?
– l’aversion à la perte, un biais cognitif où la peur de perdre ce qu’on possède est deux fois supérieur à la perspective de gagner quelque chose de mieux ;
– l’impression qu’on a “tout à perdre” : à 50 ans, on a généralement construit beaucoup plus de choses qu’à 20 ans ;
– la peur de passer pour “folle”, “illuminée”, “insensée”… auprès de notre entourage.
Malheureusement garder dans nos vies ce qui ne nous convient plus, c’est s’empêcher d’avancer. Et reprendre sa vie en main à 50 ans, c’est accepter de faire du tri, voire de faire son deuil. C’est reconnaître que certaines croyances, amitiés, convictions qui nous ont nourries jusqu’à présent appartiennent désormais au passé. Non, elles n’ont pas été inutiles car elles nous ont construites. Mais oui, on doit les laisser partir maintenant pour bâtir autre chose.
Pour moi, vous allez découvrir que c’est sur le plan professionnel que j’ai eu le plus de réticences à accepter ça :
4. Remettez du mouvement physique pour activer votre énergie.
Pourquoi le mouvement est nécessaire pour relancer sa vie quand on est 50+ ?
Oui je sais ce conseil “physique” peut vous sembler étrange au milieu de conseils mindset mais il est essentiel pour introduire du changement dans sa vie.
Je fais partie des personnes qui ne veulent pas associer les expressions “50+”, “seniors” et “vieillir”. Mais force est de constater qu’à 50 ans et plus, on n’a plus le même corps qu’à 20 ans. Encore plus si on a découvert, en tant que femme, les “joies” de la ménopause 😉
On est plus facilement “rouillée” le matin au réveil, parfois les articulations sont douloureuses, on prend plus facilement du poids ce qui nous fait sentir parfois moins agile dans nos mouvements du quotidien…, vous connaissez ça.

La “juste dose” de mouvement, c’est l’énergie pour changer de vie.
Certaines femmes ont arrêté toute activité physique et sont dans cette situation précise. D’autres ont gardé une activité physique qui accentue parfois ces douleurs. Par exemple, le trail longue distance ou la course à pieds mettent du mouvement dans la vie mais ne génèrent pas cette énergie de changement dont on a besoin en se levant chaque matin quand on a décidé de reprendre sa vie en mains. J’ai longtemps pratiqué ces activités. En rentrant d’entraînement, j’avais plus envie d’allonger mes jambes et de récupérer que de me mettre à mon bureau pour réfléchir à des projets de fond.
Ce dont vous avez besoin c’est de :
– suffisamment de mouvement dans votre quotidien pour faire circuler l’énergie du changement en vous,
– mais sans que ça draîne votre disponibilité mentale nécessaire pour travailler sur l’introduction de changements dans vos vies.
Parce que pour reprendre sa vie en mains après 50 ans, on doit absolument être dans une dynamique de mouvement pour avoir envie d’avancer, laisser certaines choses de côté et en introduire de nouvelles.
C’est quelque chose que j’ai testé pour moi et désormais j’ai une petite routine régulière de mise en mouvement. Je vous en parle ici :
5. Ne cherchez pas à tout changer d’un coup.
C’est la plus grosse tentation…mais la pire erreur à faire !
Quand on consacre le temps et l’énergie nécessaires pour faire la point sur sa situation actuelle, on peut faire émerger un certain nombre de choses qui ne nous conviennent plus. Certaines sont plus simples que d’autres à supprimer de nos vies.
Ré-inventer sa vie en mains après 50 ans ne signifie pas faire table rase du passé et modifier en une fois tout ce qui ne convient plus, notamment pour des raisons “cérébrales”.
On connaît désormais bien le fonctionnement du cerveau. Pour faire simple et en vulgarisant à l’extrême, retenez que l’objectif de notre cerveau est de nous garder au maximum en sécurité. Par définition, il déteste les changements et fait tout pour que nous ne sortions surtout pas de notre zone de confort.
Pour cette raison, introduire du changement dans sa vie est souvent challengeant, notamment au démarrage, car notre cerveau “résiste”.
La meilleure solution ?
– priorisez les changements que vous souhaitez faire ;
– si c’est possible, mettez les en place de façon progressive mais régulière ;
– si ça doit être “radical” (un changement de lieu de vie par exemple), alors donnez vous le temps “d’intégrer” ça dans votre quotidien et dans vos émotions avant d’introduire un nouveau changement. Juste pour ne pas trop sortir de votre zone de confort. Vous risqueriez de vous faire peur à vous-même, voire de créer de l’immobilisme.
Vous voulez en savoir plus sur la façon dont le cerveau s’adapte aux changements ?
Rendez-vous ici Et pour aller encore plus loin c’est ici.
Quand je suis arrivée au Canada, j’ai eu envie d’en profiter pour changer d’offre et de cible client en tant que consultante. Pas franchement la meilleure idée que j’ai eue, je vous en parle ici :
6. Osez tester sans pression.
A 50 ans, on a eu le temps de faire des erreurs. En règle générale on a changé plusieurs fois de jobs. Parfois on est passé de salarié.e à indépendant.e ou entrepreneur.e. On s’est peut-être séparé une ou plusieurs fois. On a peut-être divorcé. Et à chaque fois, dans la plupart des cas, on s’est relevées et on s’est remises en route. C’est pour cette raison que vous ne devez surtout pas hésiter à tester les changements que vous souhaitez introduire dans votre vie sans pression.
La pire erreur serait de vous dire “OK , j’ai 50 ans donc là je ne peux pas me tromper. Je dois impérativement être sûre de moi pour cette formation, ce changement de lieu, ce nouveau job, cette nouvelle activité….” Absolument pas. Dîtes-vous que chaque changement que vous introduirez vous permettra de décider ce qui vous convient désormais ou ne vous convient pas. Et à 50 ans, savoir ce qu’on ne veut plus faire est une richesse.
Vous avez peur de “perdre du temps” en testant quelque chose qui finalement ne vous convient pas ?
Demandez vous plutôt ce qui vous pèsera le plus :
– vivre avec le regret de ne pas avoir essayé quelque chose qui vous appelait
– ou celui d’avoir exploré une piste qui finalement de vous correspondait pas ?
Pour moi, tester quelque chose qui nous attire ou nous fait rêver depuis longtemps et vouloir avoir l’assurance que c’est LE bon choix, c’est impossible par nature. Je vous partage ici comment je m’en suis rendu compte :
7. Détachez-vous du regard des autres.
Les parents, les amis plus ou moins proches, la famille, la société dans son ensemble…
Ils sont nombreux à donner leur avis quand vous leur dîtes que vous avez envie de changer de vie, déménager, reprendre une formation… après 50 ans.
Quand vous direz que vous avez envie de
– changer de job,
– déménager,
– vous lancer dans l’entrepreneuriat,
– préparer votre premier marathon,
– écrire un livre,
– vous remarier,
– reprendre des études…
vous entendrez peut-être :
– “ce n’est plus de ton âge”
– ”tu es folle, à 50 ans si tu quittes ton job tu ne retrouveras rien”
– “tu veux reprendre des études ? Mais tu vas te retrouver en bas de l’échelle!”
– “tu ne vas pas aller t’installer dans un lieu que tu ne connaîs pas alors qu’ici, tu nous as nous”
– “tu n’as pas besoin de bosser, tu as le salaire de ton mari”
– “pourquoi tu te compliques la vie?”
– “dans 10 ans tu as la retraite, arrête de te prendre la tête…”
Un conseil : ne vous arrêtez pas à ces paroles, même (surtout!) si ce sont des personnes qui vous aiment profondément. Car ce n’est pas l’amour qui parle derrière cela mais leurs peurs.
Ne laissez personne projeter ses peurs sur vous.
Le problème : leur réaction n’est pas motivée par le fait de savoir si ce que vous allez faire va servir vos intérêts et peut-être même vous rendre heureux.se…
La plupart du temps, c’est la peur qui provoque ces réactions :
– peur de vous perdre si vous changez de lieu,
– peur de vous voir échouer si vous changez de job,
– peur de vous voir perdre de l’argent si vous êtes actuellement dans une situation financière confortable…
Mais ces peurs ne sont pas les vôtres. Ce sont les leurs.
Et même si toutes ces personnes vous aiment sincèrement, elles les projettent sur vous car :
– elles ne sont pas dans votre tête,
– et ne savent pas quel est votre niveau actuel de bonheur et de satisfaction au quotidien. Elles n’ont pas expérimenté vos frustrations, vos déceptions, vos lassitudes…
Elles n’ont donc pas les moyens de décider ce qui est véritablement bon pour vous.
Identifiez les personnes qui créeront l’environnement favorable dont vous avez besoin.
Parmi ces réactions, certaines seront au contraire favorables. Elles créeront un élan d’énergie pour votre projet dont vous devez absolument profiter. Elles viendront de personnes que vous connaissez peut-être encore assez peu voire pas du tout. Cela peut être au sein de communautés thématiques : entrepreneur.e.s, professionnel.les. du secteur dans lequel vous voulez vous reconvertir, club de sport … que vous choisissez de rejoindre justement pour sortir de votre entourage habituel.
Leur point commun ?
Ce seront des personnes qui :
– soit auront déjà “sauté le pas” que vous vous apprêtez à sauter à votre tour aujourd’hui et seront la preuve que vous avez raison de croire en votre projet ;
– soit vous regarderont avec des yeux suffisamment “neufs” pour ne pas imaginer tout savoir de vous sans vous écouter (ça c’est LE principal travers des personnes qui vous aiment…)
– soit vous connaissent depuis longtemps, vous aiment profondément mais ont suffisamment de recul pour vous écouter sans juger.
Ces personnes sont clés pour vous aider à vous relancer dans la vie à 50 ans.
Elles éviteront que vous n’ayez que des “sons de cloche” négatifs par rapport à vos souhaits de changement. Elles sont moins nombreuses que les premières mais elles existent forcément dans votre entourage.
Identifiez-les et veillez à leur faire de la place dans votre nouveau quotidien. Avoir en face de soi quelqu’un qui croit à vos projets leur donnera encore plus de réalité.
De mon côté, des décisions comme celles de repartir travailler en hôtellerie saisonnière à 47 ans ou de m’envoler pour le Canada à 51 ans ont été difficiles à accepter pour mon entourage.
Avec le recul, je me rends compte que j’ai même “repoussé” certaines décisions par peur de la réaction des personnes que j’aime. Je vous partage ça ici:
Un dernier conseil pour la route : oui ce sera inconfortable, mais ça en vaut vraiment la peine…
Reprendre sa vie en mains à 50 ans, ce n’est pas anodin. Non, ça ne passera pas comme “une lettre à la poste”. Au départ, la moindre difficulté vous fera douter de vos choix et de votre capacité à réussir. Vous aurez peut-être envie d’abandonner. De repartir “comme avant” et de retrouver le confort dans lequel votre cerveau “pense” qu’il se trouvait à ce moment là (nous avons toujours tendance à idéaliser notre passé en oubliant ce qu’on ressentait à ce moment là…) C’est là que les différentes étapes que je vous ai proposées ci-dessus prennent tout leur sens.
Si vous avez :
- pris le temps de faire le point avec vous-même,
- re-défini votre vision de la réussite,
- identifié ce qui ne vous convenait plus,
- posé un plan d’action en étapes successives,
- remis du mouvement physique et énergétique dans votre quotidien,
- osé tester sans vous mettre la pression
- pris vos distances avec l’entourage qui ne vous convenait plus et identifié vos nouveaux relais de “dynamisme”
alors les moments de doute ne vous arrêteront pas. Et même si c’est inconfortable au départ, vous vous sentirez vivante comme jamais.
Et à 50 ans, ça n’a pas de prix !
CTA
FAQ
Est-ce possible de refaire sa vie à 50 ans ?
Oui, c’est possible. En fonction de là où on part, de là où on souhaite aller, de ses envies, de ses moyens, le chemin ne sera pas le même et il pourra sembler plus “facile” pour certaines personnes.
Mais en prenant le temps de se poser et de faire le point sur l’existant (mon conseil n°1), vous allez identifier une situation de départ. Vous aurez ainsi la possibilité de définir votre 1ère action à mener pour changer de vie. Elle peut être modeste mais l’important, c’est de passer à l’action et se mettre en mouvement. Chaque action amènera un résultat qui appellera une autre action et ainsi de suite…
Comment renouer avec soi-même lorsqu’on se sent perdu ?
La 1ère étape est de comprendre ce qui crée ce sentiment d’être “perdu” à cet instant précis. Dans ce cas, votre cahier de notes est votre meilleur ami.
Posez-vous au calme et demandez-vous : comment je me sens vraiment ? Êtes-vous triste ? Nostalgique ? Malheureux ? Vous n’avez pas envie de vous lever le matin ? Vous avez du mal à aller au bout de votre journée de travail ? Vous n’avez plus envie d’aller courir alors que c’est votre passion ? Votre partenaire de vie vous insupporte ?
C’est en identifiant l’émotion et/ou la situation derrière ce sentiment d’être perdu que vous saurez à quel niveau agir pour essayer de supprimer cette friction qui vous empêche d’être alignée avec ce que vous êtes ou voulez vraiment.
Quel est le déclic pour reprendre sa vie en main ?
Il n’existe pas de réponse unique. Cela peut venir d’une rencontre ou d’un évènement plus ou moins douloureux qui créent chez vous une émotion négative : mal être, tristesse, colère, amertume, incompréhension… Un ressenti de cette nature n’arrive jamais par hasard.
Encore une fois, ne laissez pas passer cette occasion d’en savoir plus sur où vous en êtes dans votre vie. Prenez votre cahier de notes et demandez-vous ce qui a fait naître cette émotion. D’où elle vient ? A quel moment précis votre corps et votre tête ont réagi de cette façon? Et creusez. Prenez ce temps avec vous même pour noter ce que vous ressentez sans vous censurer.
Laissez ensuite reposer le temps nécessaire et retournez-y quand vous sentez que c’est le bon moment. Certaines personnes auront envie de refermer leur cahier et le ranger pour ne plus y penser sur le moment. D’autres auront envie de le ré-ouvrir dès le lendemain. Ce sera peut-être l’indice du “déclic” que vous attendez !
Et si les plus belles années n’étaient pas derrière nous… mais devant ?
J’ai créé la newsletter 50+ is the new 30 pour celles et ceux qui refusent de croire que le meilleur est derrière eux.
Tous les 15 jours :
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