Florence Kowalski

50+ is the new 30 : Manifeste pour celles et ceux qui refusent le « déclassement » après 50 ans

À 30 ans, on me promettait l’avenir.
À 50 ans, on m’a parlé de sortie

De sécuriser, de ne plus trop prendre de risques…et de me rapprocher doucement de la sortie.

Et surtout, de ne pas repartir de zéro.
Encore moins dans un pays que je ne connaissais pas.
Encore moins en étant une femme.

C’est ce que j’ai entendu quand, à 51 ans, j’ai expliqué à ma famille et à mes proches que je partais au Canada pour repartir de 0.

Comme si, passé un certain âge, le futur était synonyme de décroissance, diminution, incapacité à grandir, statu quo…bref tous sauf continuer à avoir des projets!

Le jour où j’ai compris que le problème n’était pas l’âge.

Sauf que… À 52 ans, ce que j’ai surtout constaté, ce n’est pas un manque d’énergie, de compétences ou de capacité à me projeter. C’est l’écart immense entre ce que je ressentais intérieurement
et le récit qu’on projetait sur moi.

Une de mes meilleures amies m’a même dit : « tu n’as plus l’âge, dans 10 ans c’est la retraite et personne ne voudra te recruter à ce stade-là. Et puis ton permis de travail dépendra de ton mari. Tu fais quoi s’il te laisse tomber ? «  Edifiant de la part d’une amie pourtant célibataire, sui s’est toujours débrouillée par elle-même…

Ce jour-là, j’ai compris une chose essentielle : le problème n’était pas mon âge. Le problème, c’était l’histoire qu’on projetait sur moi…

Ce que j’ai compris après 50 ans (et que je n’avais pas compris à 30)

À 50 ans et plus, je n’ai pas “moins ». J’ai autrement.

J’ai :

  • plus de clarté sur ce que je veux et surtout sur ce que je ne veux plus,
  • une tolérance quasi nulle pour le bullshit, les injonctions creuses et les rôles « pré-définis »,
  • une relation au risque beaucoup plus lucide,
  • une envie plus forte de lancer des projets qui ont du sens.

Je suis tombée plusieurs fois.
Mais  j’ai appris qu’on pouvait presque toujours se relever, différemment mais avec plus de conscience.

Quand j’ai divorcé à 41 ans, j’avais l’impression que jamais je ne m’en relèverai. Je ne voulais plus entendre parler de vie de couple et d’aventures à 2. Pourtant à 49 ans j’ai rencontré celui que j’ai suivi au Canada et ça a été une évidence car j’avais grandi. Et pas certaines que j’aurais intégré ça à 30 ans.

Pourquoi ce blog existe ?

Ce blog est né d’un refus.
Le refus d’accepter que passé 50 ans, la meilleure partie de la vie serait derrière nous.
Le refus de considérer la maturité comme une « pente descendante. »
Le refus de confondre maturité et renoncement.
Le refus de voir des personnes encore pleines de ressources (moi la 1ère) douter de leur possibilité à continuer à grandir.

Alors j’ai décidé d’ouvrir cet espace.

Ceci n’est pas un blog « seniors »

Ni :

  • un blog de motivation creuse ou de pensée positive forcée,
  • un blog de reconversion miracle,
  • un blog qui explique comment “bien vieillir”
  • un blog qui infantilise ou rassure à bon compte

Ici, je ne promets pas une nouvelle vie clé en main. Je ne vend pas de recettes universelles. Et on ne fait pas semblant que tout  est simple.

Ceci est un blog pour se relancer après 50 ans.

C’est :

  • un espace de récits réels, sans enjolivement,
  • un lieu où l’on démonte les croyances qui enferment,
  • un média pour celles et ceux qui refusent le déclassement,
  • un pont entre vécu individuel et enjeux collectifs

Ici, on parle :

  • de travail,
  • de projection,
  • d’énergie,
  • de corps,
  • de rapport au risque,
  • d’identité
  • de ces moments particuliers où l’on sent que quelque chose reste possible.

Ce que vous trouverez sur ce blog :

Je partagerai :

  • les coulisses de mes relances,
  • les claques et les prises de conscience,
  • les moments de doute autant que les élans,
  • des analyses sur l’âgisme et ses effets invisibles,
  • des regards sur le travail, les carrières et les modèles économiques,
  • des perspectives sur ce que pourrait être une “deuxième vie” active, engagée, choisie…

Pas pour donner des leçons mais pour pour (ré)ouvrir des possibles.

A qui s’adresse ce blog ?

Ce blog s’adresse :

  • aux personnes de 50 ans et plus (ou qui s’en approchent),
  • qui ne se reconnaissent pas dans le mot senior,
  • qui sentent confusément que leur histoire n’est pas terminée,
  • et qui refusent de se contenter de “ralentir”.

Mais aussi :

  • aux entreprises, marques, décideurs, qui travaillent avec les 50+,
  • qui doivent les recruter, les engager, leur parler,
  • et qui sentent que les codes et discours actuels ne fonctionnent plus.

Ici, on va en parler, sans caricature et surtout sans langue de bois.

Aujourd’hui, vous vous situez où ?

Aujourd’hui, vous vous situez où ?

  • Plutôt dans un moment où on vous range doucement sur le côté,
  • ou dans un moment où vous préparez consciemment votre prochain départ ?

Ce blog est né pour celles et ceux qui choisissent la deuxième option.

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